Le projet

Un théâtre n’aurait pas suffi à faire découvrir au public de la métropole nantaise l’œuvre étonnante de Johann Le Guillerm. Un musée non plus d’ailleurs. Ni un Jardin des Plantes à lui tout seul. Pour offrir l’hospitalité à cette œuvre foisonnante, qui se déploie tel un lichen arborescent de la salle à la piste, de l’atelier à la serre en passant par l’espace public, il fallait bien cinq théâtres, un chapiteau, un musée, un château et un jardin.

Car l’œuvre de Johann Le Guillerm veut une piste de cirque quand elle dresse des avions en papier ou apprivoise des tornades (Secret temps 2). Elle requiert un plateau de théâtre lorsque l’artiste se fait conférencier et nous dévoile sa science de l’idiot (Le Pas Grand Chose). Il lui faut les grands espaces d’un musée pour installer la multitude d’objets qui sont nés de son inlassable recherche sur le point (Les Imaginographes), ses impressionnantes machines alimentées par l’énergie du pois chiche ou de la buée (Les Imperceptibles) et nous offrir un aperçu de son laboratoire de chercheur-bricoleur (L’Observatoire).

L’œuvre de Johann Le Guillerm a inspiré une coopération inédite entre lieux culturels à l’échelle de toute la métropole, d’un automne à l’autre, qui a pris la forme d’un portrait de l’artiste au long cours. Mais nos lieux culturels à leur tour ont inspiré l’artiste dont l’œuvre se love volontiers dans des sites dont elle épouse les particularités – c’est même ce que font systématiquement ses Architextures, bastaings de bois déployés en éventail dans la cour du musée Dobrée (Les Serpentants) et les pelouses du Jardin des Plantes.

Deux œuvres inédites voient donc le jour à l’occasion de cette Attraction nantaise : pour Noël, dans la tour du Château des ducs, Les Aplanants se livrent à de drôles de petites danses de chute, et au printemps, Les Droliques surgissent des bassins du Jardin des Plantes. Ces deux œuvres seront fabriquées avec le concours de 2 500 habitants de la métropole au cours d’ateliers de pratique.

C’est donc à un grand voyage de découverte aux allures de jeu de piste que nous convions le spectateur, d’un lieu à l’autre, d’un mois sur l’autre et d’une œuvre à l’autre. Car chaque œuvre éclaire la précédente et la suivante. Plus on fréquente les machines de Johann Le Guillerm, plus on pratique avec lui, plus on comprend que tout se répond et plus on s’amuse, en même temps que l’émerveillement va croissant.

Ne manquez pas Attraction !

Le Grand T, théâtre de Loire-Atlantique – Nantes
Château des ducs de Bretagne – Nantes
Grand patrimoine de Loire-Atlantique
SEVE de Nantes – Jardin des plantes
Théâtre de La Fleuriaye – Carquefou
Théâtre ONYX – Saint-Herblain
PIANO’CKTAIL – Bouguenais
La Soufflerie – Rezé

Un projet imaginé par Le Grand T théâtre de Loire-Atlantique avec le Château des ducs de Bretagne – musée d’histoire de Nantes, le musée Dobrée – Département de Loire-Atlantique et le Service des Espaces Verts et Environnement de la Ville de Nantes / Jardin des Plantes

Une co-réalisation Le Théâtre de La Fleuriaye Carquefou, Le Grand T théâtre de Loire-Atlantique, Théâtre ONYX scène conventionnée de Saint-Herblain, le PIANO’CKTAIL Théâtre de Bouguenais, La Soufflerie Scène conventionnée de Rezé, Le Voyage à Nantes

Le projet
Portrait de
Johann Le Guillerm
Entretien Les partenaires